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Ce que révèlent les Expériences de Mort Imminente (EMI)

Les récits d'EMI sont des "partages de ce qui donne vie"

Ce que certaines personnes (de plus en plus) racontent avoir expérimenté au cours d'un coma peut nous laisser rêveur, ou sceptique.
Il en va de même pour toute expérience partagée. Chacun est expert de sa propre expérience. Il relève de notre responsabilité de croire en l'expérience d'autrui ou pas.
Une Expérience de Mort Imminente (EMI) est rapportée dans le document "Partageons ce qui nous donne vie" proposé par Françoise, Alex, Erik et Michel sous la rubrique : "Créer un groupe de partage". En voici d'autres qui pourront faire l'objet de vos partages.

Sarah Rojon raconte son EMI

Sarah copie

Sarah a été étranglée par son ancien compagnon qui n'a pas accepté qu'elle le quitte. Elle témoigne :

 « Je me suis débattue. Je n'ai pu faire face. J'ai accepté de mourir. J'ai eu l'impression qu'en me laissant aller comme ça, il y avait une force tranquille qui émergeait, et je me suis sentie dans un état de plénitude alors que j'agonisais. Je n’ai pas réalisé que je quittais mon corps. Je me suis retrouvée dans le corps de mon agresseur. J’étais en lui. J’étais lui. J’étais dans ses viscères, ses cellules. Et je pouvais être en contact avec sa détresse absolue, cette violence, en fait, qui se déchainait à travers lui. Je le vivais de l’intérieur, à l’intérieur de lui. […] Je me suis retrouvée dans un lieu vraiment atroce. C’est comme si j’avais accès à toute la cruauté, toute l’atrocité de l’humanité, de l’horreur de ce dont l’humain est capable. […] J’ai été alors happée par une source de lumière. C’était un contraste extraordinaire avec ce que je venais de traverser. Je me suis retrouvée dans un espace infini. C’était une lumière absolument merveilleuse. C’était à la fois doux et puissant. Et c’était une lumière d’amour. J’étais dans ce bain d’amour et de lumière. J’avais juste envie de rester là, c’était parfait. Cette lumière m’a transmis l’information que je devais revenir, retourner dans ma vie terrestre. Et, avec l’amour et la compassion. C’est la plus belle expérience de toute ma vie, pourtant liée à l’expérience la plus atroce. C’est un petit peu une expérience de non-dualité. […] Dans cet état de conscience, je sentais que j’étais protégée, qu’il était protégé et que nous étions en sécurité. Si je rebasculais dans l’état de conscience ordinaire, la peur, la haine pouvaient faire surface. J’ai senti l’intérêt de laisser faire cette présence à travers moi et je sens que cette plénitude, cette paix peuvent être vécues ici-bas. »

Extrait de l’émission « Ça commence aujourd’hui » animée par Faustine Bollaert sur France 2, 10/01/2018, sous le titre :  "Coma : l’étrange voyage".  

L'expérience hors du corps de Madame Sarah Friedrich

 
 

Le récit de Madame Sarah Friedrich transcrit en résumé

Nous étions en lune de miel en Colombie. Nous sommes allés nous baigner le soir. Un courant nous a entraînés vers le large. Nous avons appelé à l'aide. Désespérée, je me suis mise à prier. Soudain, deux mots me sont venus à l'esprit. « Confiance » et « dévouement ». Je me suis dit : « OK, fais confiance à la mer ». J'ai compris que je ne devais pas nager à contre-courant. J'ai donc commencé à attendre les vagues et lorsqu'une d'entre elles est arrivée sur moi, j'ai nagé avec elle aussi loin que j'ai pu. Et quand elle s'est retirée, j'ai nagé sur place sans essayer d'aller plus loin. Mon mari se débattait dans toutes les directions. Un ami nous a entendus appeler à l'aide et il s'est occupé de mon mari. Mais il a dû lâcher prise. Les vagues ont ramené le corps de mon mari sur le rivage. Deux personnes ont réussi à le ramener là où j'étais arrivée. J'ai réalisé que nous ne pouvions pas le ramener à la vie. À ce moment-là, j'ai appelé à l'aide de tout mon cœur, du plus profond de mon âme. Soudain, sur ma droite, j'ai remarqué une présence sur la plage. C'était un être de lumière, ce qu'on pourrait appeler un ange. C'était un être entièrement fait de lumière dorée. Magnifique. J'ai regardé cet être et je me suis dit en moi-même : « Qu'est-ce que tu fais là ? Fais quelque chose. » Mais l'ange m'a fait comprendre qu'il ne pouvait rien faire. J'ai alors reçu le plus beau des cadeaux. J'ai vu la vie de mon mari depuis sa naissance jusqu'à ce moment précis. Puis j'ai vu ma propre vie, de la naissance à ce moment précis. J'ai compris qu'il devait partir, que son heure était venue. Et à ce moment-là, j'ai pu l'accepter et dire intérieurement : « OK ». J'ai demandé à l'ange si j'avais le droit d'accompagner mon mari. Il m'a répondu : « Non, ce n'est pas encore ton heure. Tu as encore un travail à faire. » J'ai accepté. Et puis j'ai lâché prise. J'ai lâché tout ce à quoi nous nous accrochons dans la vie. Nos projets, notre propre identité. Rien de tout cela n'avait de sens à ce moment-là. La vie que j'avais menée jusqu'à ce moment-là s'est effondrée. Alors que j'étais sur le point de lâcher prise, j'ai senti que j'étais tirée hors de mon corps et que je me retrouvais dans la lumière. J'étais dans un endroit où il n'y avait que de la lumière, de la paix et de l'amour. Un endroit où il n'y a pas de séparation. Un endroit absolument merveilleux. Je me tenais sur la plage dans mon corps de lumière, et à côté de moi se trouvait mon corps physique. Et à côté de mon corps physique se trouvait le corps physique de mon mari. Dans cette expérience extracorporelle, je l'ai vu lui aussi, dans son corps de lumière. Je l'ai regardé et j'ai dit : « Ah, te voilà ! Je me faisais du souci pour toi. »  J'ai vu qu'il s'inquiétait aussi pour moi et pour les gens qu'il laissait derrière lui. Je lui ai donc parlé intérieurement et je lui ai dit que tout allait bien se passer, que je savais et comprenais qu'il devait partir. Je lui ai promis que je trouverais un moyen d'aller de l'avant, d'être heureuse même, et de continuer à vivre. Nous avons pu nous dire au revoir. J'ai retrouvé mon corps et il est parti. Et pour moi, ce fut le début d'un grand processus d'intégration, de deuil, de lâcher prise et de transformation.

Isabel, 12 ans, voit et entend sa grand-mère pourtant décédée

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 [J’avais 12 ans. Ma grand-mère était morte et reposait dans son cercueil].  Mes parents sont italiens et en Italie il était de coutume à l’époque d’avoir le cercueil ouvert, à la maison. Á côté du cercueil, il y avait un canapé. Nous étions tous debout les uns derrière les autres pour faire nos adieux à ma grand-mère qui, elle, était dans le cercueil. Quand j’ai regardé vers le canapé, j’y ai vu ma grand-mère, assise là. Tout d’abord j’ai cru à une illusion. Mais ensuite, elle m’a fait un geste pour dire bonjour. J’ai hésité, puis j’ai pensé : "La réalité, c’est qu’elle est allongée dans le cercueil." Je me suis même demandé si elle avait pu ressusciter. En fait, je ne pouvais pas gérer la situation. Ensuite elle a dit : « Tout va bien, hein. Je suis là. » D’un coup j’ai réalisé que c’était bien réel. Pour moi en tout cas. Et je voulais avertir mon père. Alors j’ai tiré sur sa veste. Il était devant moi. Je voulais lui dire : « Regarde, c’est Mamie ». Et à ce moment-là, elle m’a fait [avec son doigt] : « Non, non, non ». Elle n’a pas parlé, elle a juste fait ce geste. Les gens auraient cru que j’étais devenue folle, je pense. Eux ne pouvaient voir ce que je voyais. Donc je n’ai rien dit. Je me suis approchée du cercueil. J’ai vu le corps. Et à côté il y avait le canapé avec ma grand-mère assise dessus. C’était vraiment extraordinaire comme situation. Elle me souriait. Je savais donc que tout allait bien. J’étais très heureuse du coup. Je sautais partout. Mon père est venu à moi et m’a dit : « Ne sois pas si heureuse. Ta grand-mère est décédée quand-même ! »

Extrait de : L’expérience de mort imminente de Mme Isabel Waller-Rigo, 2020 https://www.youtube.com/watch?v=DzzAhWFjdDw de 10 :00 à 13 :00

Docteur Pim Van Lommel : la conscience n'est pas produite par le cerveau

Sous titres en fançais.

Pim van Lommel, né  en 1943, est un cardiologue hospitalier néerlandais qui s’est spécialisé dans l’étude des Expériences de Mort Imminente (EMI), en anglais : Near Death Experiences (NDE). Il montre que ces expériences ne peuvent s’expliquer qu'en admettant que la conscience n’est pas produite par le cerveau.

Lytta Basset témoigne de ses contacts avec son fils mort par suicide

Livre

Lytta Basset

Cet Au-delà qui nous fait signe

Albin Michel, 2022

Lytta basset 40 kb

Née en 1950, Lytta Basset est théologienne et pasteur protestante suisse. Elle témoigne des contacts qu'elle a avec Samuel, son fils aîné mort par suicide en 2002 à l'âge de 24 ans. Contacts bienfaisants et réparateurs, qui se sont approfondis à la suite d'une évènement improbable en 2005. L'autrice est poussée à témoigner, non pour prouver l'existence de l'au-delà, mais pour nous aider à oser faire confiance aux multiples signes que l'au-delà nous fait. Le lien avec nos défunts n'est pas rompu par leur mort. La Vie peut continuer à grandir de part et d'autre, les uns grâce aux autres. La frontière entre eux et nous est poreuse.